Tu n’as pas besoin de notre louange, et pourtant c’est toi qui nous donnes de répondre à tes bienfaits : nos chants n’ajoutent rien à ce que tu es, mais nous font progresser vers le salut, par le Christ notre Seigneur.

– Extrait de la 4e Préface commune

Fleurir au service de l’Église : un savoir

En étant au service de l’Église en prière, le fleurissement est soumis à l’action liturgique et doit respecter le temps liturgique. En effet, ce n’est pas en notre nom propre que nous fleurissons, mais au nom de toute l’Église. Quand l’Église célèbre le culte divin, elle le fait dans une culture donnée et dans le temps. Ce temps chrétien qui fait mémoire des interventions de Dieu dans l’histoire.

Ainsi, le fleurissement, en respectant le temps et la pédagogie mise en œuvre par l’Église elle-même, permet à l’Église en prière d’exprimer son attente, sa joie, sa peine, son espérance, bref de faire mémoire de l’aujourd’hui du Salut en le déployant dans notre histoire, ici et maintenant.

Le fleurissement dans la liturgie est donc l’une des mises en œuvre concrètes de la réponse de l’assemblée à Dieu qui œuvre pour le salut de l’homme.

C’est enfin permettre à la création d’entrer dans le temps éternel déployé par la liturgie et dans l’action de grâce de l’Église.

Un savoir-être : l’esprit de service

Le fleurissement en liturgie a plutôt une démarche symbolique qui, à l’inverse de l’allégorie, part de l’objet (les fleurs et leur arrangement) pour exprimer une réalité abstraite. La composition florale ne démontre pas, elle montre ; elle n’explique pas elle opère ; elle n’illustre pas un texte, elle travaille la sensibilité par l’intermédiaire de la vue. La composition n’est pas une homélie, elle est une louange.

– Du bon usage de la liturgie, Guide Célébrer, p.105

Un savoir-faire : le respect du sens de pousse

Se servir chrétiennement du symbole naturel, de beauté gratuite et de louange » que les fleurs portent en elles, c’est contempler la création, c’est écouter son message, c’est entendre chaque créature chanter l’hymne de son existence 

Respecter le sens de pousse et de fait l’enracinement des végétaux, c’est donc observer et respecter la création avec ses lois internes, c’est respecter l’ordre et les lois de la nature.

(Laudato Si’ n° 68, n° 69 et n° 85).

D'après :
https://liturgie.catholique.fr/fleurir-en-liturgie/le-sens-de-notre-mission/291600-trois-fondamentaux-fleurir-liturgie/